« Ça ne se guérit pas » : À 47 ans, elle réclame un meilleur accès au dépistage précoce
L'histoire de Eugénie, en bref
J’ai 47 ans. Trois garçons et un conjoint formidable avec qui je partage ma vie depuis presque 24 ans. J’ai un métier que j’adore et, depuis peu, une terre magnifique dans Chaudière-Appalaches, avec une petite rivière qui y coule. Je suis très choyée. Pourtant, en janvier 2025, notre vie bascule une première fois. Rendez-vous au Centre des maladies du sein de Québec. Diagnostic : cancer du sein, carcinome canalaire infiltrant, triple négatif. Stade 3, grade 3. Un cancer « agressif », nous dit-on.
S’ensuit une série de traitements de chimiothérapie à l’hôpital Saint-Sacrement jusqu’à la fin de l’été. Puis, on planifie l’opération.
Pourtant, la vie dérape à nouveau le 18 août dernier. Mon oncologue me rejoint au téléphone. Je suis dans l’allée 4 du Maxi, entre les rouleaux de papier de toilette et le désinfectant. Scintigraphie osseuse numéro 2 : métastases aux os. Le cancer a fait son chemin et nous amène, bien malgré nous, au stade 4 de la maladie. « Ça ne se guérit pas, mais ça se traite pour prolonger la vie. » Qui sait ce que serait ma vie aujourd’hui si j’avais eu accès au PQDCS à 45 ans ? Ou mieux encore, à 40 ? Détecté plus tôt, le sentier vers les os aurait-il été tracé quand même ?
Au-delà de ces traitements palliatifs qui me tiennent en vie, mes enfants, mon conjoint et tous mes proches devront apprivoiser le deuil, et notre société perdra une femme active et dynamique, une amoureuse de la vie... encore une autre !
Pour signer la pétition: cliquez ici.